J’ai commencé à m’intéresser à la propreté quand mon fils a eu un an et demi. Il commençait alors à dire que ses couches “puaient le caca”, je me suis dit : “Ça y est, il va être propre bientôt”. Alors j’ai ressorti le petit pot qu’une amie m’avait donné, on a tenté de l’amener à s’asseoir dessus et il ne voulait pas du tout. Je me suis mise à la recherche de culottes d’entraînement à la propreté.

Chez nous, il était évident que les culottes d’entraînement jetables ne passeraient jamais la porte de mon domicile. Ayant eut les fesses chouchoutées dans les couches lavables, je n’allais pas changer de modus opérandes pour les culottes d’entraînement à la propreté.
Ma mère me suggérait les culottes de coton gaufrées avec une culotte de nylon par dessus, ce qu’elle avait utilisé pour ma sœur et moi et elle trouvait ça super merveilleux. Ma gardienne privilégie juste la petite culotte pour que l’enfant se sente bien mouillé et que l’urine en lui coulant dessus le dérange. Mon amie me suggère de passer aux vraies petites culottes tout de suite. Moi qui suit à mon premier bébé comment vais-je faire pour trouver la meilleure solution ?
Alors j’ai acheté un peu de tout, les culottes gaufrées sont très mignonnes, mais je me suis rapidement lassée de le suivre à la trace et de ramasser du pipi partout. Alors j’ai rajouté la culotte de nylon par dessus, j’étais contente y’avait moins de pipi partout, mais quand on vient pour enlever la culotte l’urine s’était accumulée dedans et ouf ! L’odeur était insupportable. Je me suis finalement rendu compte que mon fils n’était pas aussi prêt que je le croyais. Ça ne le dérangeait pas plus que ça d’être mouillé et moi ça me donnait une grande surcharge de lessive. Alors on a tout rangé, le pot, les culottes et on s’est dit que quand il nous montrerait des signes qu’il se sent plus prêt on réessayerait. Après tout, il n’avait que 19-20 mois.
J’ai donc parcouru le Web à la recherche d’information, j’ai feuilleté quelques livres et j’étais plus mélangée que jamais ! Comment faire pour ne pas traumatiser mon enfant à vie, mais qu’il soit propre avant la maternelle ? Certain disent qu’on ne parle plus d’apprentissage de la propreté, mais plus d’étape de la propreté, d’autres disent qu’il faut accompagner notre enfant en lui suggérant le pot, d’autres disent qu’il faut laisser l’enfant s’intéresser de lui-même. Je vous le dit un c’était un véritable casse-tête.
Ma mère m’a offert entre temps, pour la fête des mères je pense, le livre “Les psy-trucs” aux éditions de L’HOMME de l’auteur Suzanne Vallières. En lisant, je me suis rendu compte qu’à travers mes lectures j’ai trouvé sensiblement toujours les mêmes indices pour savoir si notre enfant est prêt pour la propreté. Elle les divise en deux sections : la maturité physique et la maturité affective.
L’enfant doit être capable de :
- Marcher
- Se relever facilement après avoir trébuché
- Monter / descendre un escalier
- Être capable de monter et descendre ses pantalons tout seul
- Garder ses couches sèches pendant de longues périodes de temps.
Et du côté de la maturité affective l’enfant doit être capable de :
- Retenir et comprendre les consignes
- D’imiter les parents, de vouloir faire comme les grands
- Ressent de l’inconfort dans sa couche sale
- Nous informe qu’il est “mouillé” ou sale
- Nous demande d’essayer les toilettes
Mon fils a eu deux ans en juillet et il avait acquis plusieurs des points mentionné plus haut. L’été était arrivé nous nous sommes dit que c’était le bon temps pour refaire un essai. Cette fois-ci, j’ai essayé la culotte d’entraînement de Bummis. J’ai alors trouvé la meilleure solution pour moi, une culotte qui absorbe une certaine quantité d’urine, mais comme il y a du coton à l’intérieur l’enfant se sent mouillé et la culotte est recouverte d’un imperméable ce qui permet d’avoir une seule culotte à enfiler et de ne pas toucher aux culottes sales. L’autre énorme avantage c’est quelle n’est pas ajustée sur l’enfant donc quand il y a une selle dans la culotte elle s’enlève facilement. Aussi, il y a le modèle Potty Praiser qui lui est comme une culotte avec doublure absorbante imperméable. Ce modèle est vraiment idéal quand l’enfant est à l’aise avec le pot ou la toilette, qu’il ressent l’envie de se soulager, mais qui échappe quelques gouttes en chemin. Cette culotte peut être pratique lors des sorties au magasin ou pour l
es promenades en voiture.

En jasant avec ma gardienne, elle m’a dit que comme il ne sentait pas le pipi arriver il était à l’étape des quinze minutes. Elle a alors bien vu que j’étais complètement perdue et m’a expliquer qu’il s’agissait de l’amener sur le pot toutes les quinze minutes. De récompenser mon fils même s’il n’y avait pas de pipi dans le pot et de lui donner une plus grande récompense s’il avait fait quelque chose dans le pot. Après une journée de se régime mon fils était frustré et moi j’étais épuisée. Il me semblait qu’il devait bien y avoir un moyen plus simple que ça pour mettre son enfant propre. Le lendemain, après une crise monumentale pour ne pas aller sur le pot, nous avons rangé tout ça pour la prochaine fois.
Bien que parfois j’aie l’impression qu’on n’y arrivera jamais, je me dis qu’il n’a pas deux ans et demi et qu’avant quatre ans il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Nous avons adopté la méthode douce en lui lisant tous les soirs “ Tchoupi va sur le pot”, mon fils adore Tchoupi et connait maintenant l’histoire par cœur. Le pot est à côté de la toilette et il demande souvent de s’asseoir quand on va à la toilette. On se dit que le déclic va bien se faire tout seul, sinon on réessayera dans quelques mois.
Anne-Marie